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Le droit immobilier réglemente les relations juridiques liées aux biens immobiliers. Il couvre un large éventail de domaines, notamment l’achat, la vente, la location, la construction, la gestion, et la transmission des biens immobiliers. Les principales branches du droit immobilier concernent:
Propriété immobilière :
Le droit de propriété inclut les droits de jouissance, d’usage et de disposition d’un bien immobilier. Il concerne la manière dont les biens peuvent être acquis, transférés, et utilisés.
Contrats immobiliers :
Les transactions immobilières impliquent divers contrats, tels que les contrats de vente, de location, de prêt immobilier, et les actes notariés. Ces contrats définissent les droits et obligations des parties impliquées.
Urbanisme et construction :
Le droit immobilier inclut les règles d’urbanisme, de zonage et de construction, qui régissent le développement des terrains, la construction de bâtiments, et la conformité aux normes et réglementations locales.
Copropriété :
La gestion des biens immobiliers partagés, comme les immeubles en copropriété, est encadrée par des règles spécifiques concernant les droits et les responsabilités des copropriétaires, la répartition des charges et la gestion des parties communes.
Litiges immobiliers :
Le droit immobilier traite également des litiges relatifs à la propriété, tels que les conflits de voisinage, les litiges entre propriétaires et locataires, les expropriations et les servitudes.
Les litiges en cours de construction sont des désaccords ou des conflits qui surgissent entre les différentes parties impliquées dans un projet de construction, tels que le maître d’ouvrage, les entrepreneurs, les sous-traitants, les architectes et les fournisseurs.
Retards de construction :
Les retards dans l’exécution des travaux peuvent être dûs à des conditions météorologiques, des problèmes de livraison de matériaux, des défauts de coordination ou des modifications en cours de projet.
Les parties peuvent recourir à des clauses de pénalités de retard prévues dans le contrat. La médiation ou l’arbitrage peut être utilisé pour résoudre les litiges. En dernier recours, le contentieux judiciaire peut être envisagé.
Défauts de conformité ou malfaçons :
Les défauts de construction ou malfaçons peuvent affecter la qualité et la sécurité des ouvrages. Cela peut inclure des problèmes structurels, des finitions médiocres ou des installations incorrectes.
Les assurances, comme la garantie décennale, couvrent les dommages affectant la solidité de l’ouvrage.
Les expertises indépendantes peuvent être demandées pour évaluer les défauts et déterminer les responsabilités.
Non-paiement ou retards de paiement :
Les conflits peuvent survenir lorsque le maître d’ouvrage ne paie pas les factures dans les délais convenus ou lorsque les entrepreneurs réclament des paiements supplémentaires pour des travaux non prévus initialement. Des procédures de référé-provision peuvent être engagées pour obtenir un paiement rapide. Les procédures judiciaires sont également une option en cas de non-règlement amiable.
Pour gérer et prévenir les litiges en cours de construction, il est essentiel d’avoir des contrats bien rédigés, de réaliser des suivis réguliers des travaux et de disposer de mécanismes de résolution des conflits comme la médiation ou l’arbitrage.
À tout moment, il est indispensable de se faire assister par un avocat connaissant et pratiquant la matière.
Les litiges après réception des travaux peuvent surgir pour diverses raisons, notamment des défauts de construction, des malfaçons, des non-conformités aux plans ou aux spécifications ou des problèmes de finition.
Défauts de conformité et malfaçons :
Après la réception des travaux, des défauts peuvent être constatés, tels que des fissures, des infiltrations d’eau, des installations défectueuses ou des finitions incomplètes.
La garantie de parfait achèvement oblige l’entrepreneur à réparer les défauts signalés dans l’année suivant la réception des travaux. En fonction de la gravité des désordres, il est également possible d’avoir recours à l’assurance décennale.
L’expert peut intervenir pour évaluer les défauts. Si les réparations ne sont pas effectuées, une action en justice peut être envisagée.
Problèmes de vices cachés :
Les vices cachés sont des défauts non apparents au moment de la réception des travaux, mais qui se révèlent ultérieurement et rendent l’ouvrage impropre à sa destination. La garantie des vices cachés permet d’agir dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. Le propriétaire peut demander la réparation du vice ou l’annulation de la vente. Une expertise judiciaire peut être également demandée au tribunal.
Assurance décennale :
La garantie décennale couvre les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination. Elle est valable pendant dix ans après la réception des travaux.
Le propriétaire doit déclarer le sinistre à l’assureur décennal de l’entrepreneur.
Si l’assureur refuse de prendre en charge les réparations, une action en justice peut être nécessaire.
Il est également possible de recourir à la médiation, alternative à la procédure judiciaire, permettant aux parties de parvenir à un accord avec l’aide d’un médiateur.
En dernier recours, une action en justice peut être intentée. Le tribunal compétent peut ordonner des réparations, des compensations financières, ou d’autres mesures (exemple : expertise).
Quels que soient les désordres constatés, il est indispensable de se faire assister et conseiller par un avocat pour être certain d’obtenir l’indemnisation la plus complète et adaptée à votre situation.
Les litiges commerciaux surviennent entre entreprises ou entre une entreprise et un particulier dans le cadre de leurs relations commerciales. Ces litiges peuvent découler de divers aspects des transactions commerciales, tels que les contrats, les paiements, les livraisons, et la qualité des biens ou services.
Les litiges commerciaux peuvent concerner les désaccords relatifs à l’interprétation ou à l’exécution des termes d’un contrat commercial, comme les conditions de livraison, les garanties ou les obligations des parties.
Les litiges commerciaux peuvent survenir lorsque l’une des parties ne respecte pas les conditions de paiement convenues, telles que les retards de paiement ou les non-paiements. Il est possible d’envoyer des mises en demeure, d’utiliser des services de recouvrement de créances ou d’engager une procédure judiciaire pour obtenir le paiement.
Les litiges peuvent concerner des actes de concurrence déloyale, c’est-à-dire des pratiques commerciales abusives telles que la violation de secrets commerciaux, la diffamation, le détournement de clientèle ou la publicité mensongère. Ils peuvent concerner également les violations de droits de propriété intellectuelle, comme les brevets, les marques, les droits d’auteur ou les dessins et modèles industriels.
La gestion des litiges commerciaux nécessite une compréhension claire des droits et obligations contractuelles et exige l’intervention de professionnels du droit (avocats, médiateurs, arbitres).
La copropriété est un régime juridique qui organise la propriété et la gestion collective d’un immeuble divisé en plusieurs lots appartenant à différents propriétaires. Chaque copropriétaire détient un lot composé d’une partie privative (appartement, local commercial, etc.) et d’une quote-part des parties communes (escaliers, toits, halls, jardins, etc.).
Les litiges peuvent concerner les décisions prises par le syndicat des copropriétaires, le syndic de copropriété ou le conseil syndical, mais également le non respect du règlement de copropriété, les charges de copropriété.
Il est possible de contester les décisions de l’assemblée générale.
La copropriété implique une gestion collective qui nécessite coopération et respect des règles établies. Pour éviter les conflits, il est essentiel que chaque copropriétaire soit bien informé de ses droits et obligations et participe activement à la vie de la copropriété. Le recours à des professionnels (syndic, avocats) peut également faciliter la gestion et la résolution des litiges.
Le bail d’habitation, également appelé contrat de location, est un contrat par lequel un propriétaire (bailleur) loue un logement à un locataire (preneur) pour qu’il y habite.
En France, ce type de bail est principalement régi par la loi du 6 juillet 1989.
Les litiges peuvent concerner la durée du bail, le paiement du loyer, la restitution du dépôt de garantie, les obligations du propriétaire (fournir un logement décent et en bon état d’usage, effectuer les réparations nécessaires pour maintenir le logement en état, assurer la jouissance paisible du logement au locataire) et celles du locataire (payer le loyer et les charges aux termes convenus, utiliser le logement conformément à sa destination, entretenir le logement et effectuer les petites réparations locatives, respecter le règlement de copropriété).
Les conflits peuvent conduire à la résiliation du bail et à l’expulsion du locataire.
Le bail précaire, également appelé bail de courte durée ou convention d’occupation précaire, est un contrat de location d’un bien immobilier pour une période limitée, en raison de circonstances particulières justifiant cette précarité. Ce type de bail n’est pas soumis aux règles classiques des baux d’habitation ou des baux commerciaux et est souvent utilisé dans des situations temporaires.
En conclusion, le bail d’habitation et le bail précaire répondent à des besoins différents et sont régis par des cadres juridiques distincts, assurant respectivement la stabilité locative et la flexibilité temporaire. Les parties doivent bien comprendre les implications de chaque type de bail avant de s’engager.
Il est donc indispensable d’être conseillé et accompagné par un avocat pour faire valoir vos droits.
Les conflits de voisinage sont des désaccords ou des tensions qui surviennent entre voisins, souvent à propos de nuisances ou de l’utilisation des espaces communs. Ces conflits peuvent porter sur divers sujets comme :
Le bruit :
Les bruits excessifs peuvent provenir de la musique, des fêtes, des travaux, des animaux (comme les chiens qui aboient) ou des équipements ménagers. Les nuisances sonores sont réglementées par le Code de la santé publique. Les horaires de bruit sont souvent restreints par des arrêtés municipaux.
Les odeurs :
Les mauvaises odeurs peuvent provenir des cuisines, des poubelles, des animaux, ou des activités professionnelles (comme les restaurants). Les nuisances olfactives peuvent être considérées comme un trouble anormal de voisinage. Elles doivent être signalées et, si nécessaire, traitées par les autorités compétentes.
Les plantations :
Cela concerne les arbres et les haies qui empiètent sur la propriété voisine, qui causent de l’ombre, ou dont les racines endommagent les structures. Le Code civil fixe des distances minimales pour les plantations par rapport à la limite de propriété. En cas de litige, une coupe ou un élagage peut être exigé.
L’entretien des parties communes :
Cela concerne l’utilisation non autorisée ou abusive des parties communes dans les copropriétés ou les lotissements. Le règlement de copropriété ou les règlements internes des lotissements doivent être respectés. Les conflits peuvent être résolus en assemblée générale ou par médiation.
Les conflits de voisinage sont courants et peuvent perturber la vie quotidienne. La prévention par la communication et le respect des règles est essentielle.
En cas de conflit, il est souvent préférable de chercher une solution amiable avant de recourir à des mesures plus formelles. La médiation et l’intervention des autorités locales peuvent résoudre de nombreux litiges, tandis que l’action en justice reste le dernier recours pour les cas les plus complexes ou les plus graves.
Le barreau de Mâcon propose divers services d'aide aux victimes (Aide juridictionnelle, SOS Victimes, Consultations gratuites) ou de règlement alternatif des différends.